Antimicrobial Copper

Antimicrobial Copper mis à l'épreuve au sein d'une clinique

Les essais cliniques, enquêtant sur le potentiel d'Antimicrobial Copper afin d'évaluer leur efficacité dans le combat contre les infections nosocomiales, sont en route à travers le monde.


Les tests en laboratoire ont démontré de façon concluante qu'Antimicrobial Copper éradique de façon continue les bactéries provoquant des infections et se trouve la surface de contact la plus efficace pour cette tâche. A l'heure actuelle, les essais cliniques sont en train de démontrer les avantages d'Antimicrobial Copper dans les conditions actuelles d'utilisation. Les essais s'effectuent dans les hôpitaux du monde entier, fournissant une variété de tests, de protocoles selon les types de service (gériatrie, soins intensifs et médecine générale),
les efforts de cliniques locales sur les organismes et les actions de soins de santé nationale afin de mettre Antimicrobial Copper à l'épreuve.

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, le professeur Tom Elliott, spécialiste en microbiologie et Directeur adjoint de Médecine à l'Hôpital Universitaire "NHS Foundation Trust" de Birmingham, a mené des expériences au "Selly Oak Hospital" à Birmingham. L'expérience s'est déroulée au sein d'un service de médecine générale comprenant des composants Antimicrobial Copper et des composants standards. Le but a été de démontrer les compétences d'Antimicrobial Copper à réduire la contamination de l'environnement et à améliorer les conditions des patients telles un "paquet de soins", contenant des informations pouvant combattre les infections.

Les premiers résultats sur cette expérience, suivant l'échantillonage de trois produits, une alarme incendie, des plateaux sur chariot et des sièges de toilettes - ont été révélés à la conférence Interscience sur les agents Antimicrobial Copper et la chimiotherapie à Washington DC, Etats-Unis, en Octobre 2008. Ces résultats mettent en avant le fait que les surfaces, conçues avec des matériaux contenant les éléments Antimicrobial Copper, élimine un grand nombre de micro-organismes potentiellement dangereux, réduisant de façon significative le nombre de ces organismes qui pourraient entrer en contact avec les patients, les visiteurs et les membres de l'hôpital. Les prélévements effectués sur ces trois produits, après une période de dix semaines, ont révélé que ceux issus d'Antimicrobial Copper avaient de 90 à 100 % moins de micro-organismes sur eux, comparés aux même objets fabriqués à base de marériaux standards (plastique, aluminium et en laiton chromé))[1].

Le professeur Elliot explique : " Cela signifie que le risque de contracter une infection est réduit, car l'on sait que le mode de transmission de ces organismes se fait d'une surface à une autre par contacts. Ainsi, ces résultats sont très interéssants.

"Ces constatations d'élimination de micro-organismes de 90 à 100 %, même après une journée chargée au sein d'un service où ces objets sont touchés par de nombreuses personnes, sont remarquables. Cela pourrait aussi nous offrir un nouvelle arme afin d'empêcher la transmmision des infections".

Les produits Antimicrobial Copper installés pour les essais cliniques - composants de portes, équipementsde salles de bains, chariots et plaquettes de lit, ont tous été soumis au protocole de nettoyage et d'élaboration de NHS Standard, incluant aussi les toilettes et sols de l'hôpital. Durant les 24-36 mois suivant l'installation, seulement une légère surface d'oxydation est apparue. Avec ce cuivre, de couleur dorée ou bronzée, les produits Copper semblent nettement plus différents comparés aux composants standards actuels mais ont été aussi chaleureusement accueillis par le personnel, les patients et les visiteurs.

La deuxième phase de l'expérience consistait en l'échantillonnage de toute la gamme Antimicrobial Copper et des surfaces de contrôle sur une plus longue période pour rassembler encore plus de données. Les résultats sont attendus pour fin 2010.

Chili

Au Chili, 70 000 cas d'infections nosocomiales sont reportés chaque année, la plupart du temps dans les hôpitaux à forte fréquentation tels que " S. aureus, P aeruginosa and A. baumanii.

Lors d'un essai clinique de 30 semaines à l'hôpital del Cobre, en Calama, des analyses bactériennes approfondies ont été exécutées dans le département de soins intensifs. 990 surfaces Copper réparties dans 90 chambres contenant 6 objets en cuivre différents ont été comparées au même nombre de chambres
et de surfaces à base d'objets non cuivrés. Des tables de lit ont été conçues à partir d'alliages de cuivre C70600. Les barrières d'appui des lits ont été revêtus d'un alliage de cuivre C11000. Les accoudoirs des fauteuils pour visiteurs sont à base d'alliages de C70600. L'alliage de cuivre C71000 a fourni des chariots de stérilisation. Le stylos permettant d'entrer des données sur un écran tactile
ont été fabriqués avec un mélange de 70 % de cuivre et 30 % de Zinc.

Les résultats de cet essai clinique ont prouvé une réduction d'approximativement 90 % des micro-organismes sur les objets en cuivre après 10 semaines d'utilisation. Cette réduction a été constatée dans chaque catégorie de microbes trouvés. De plus, l'activité continue antimicrobienne du cuivre s'est prolongée après l'étude.

Le cuivre fut efficace sur la population de microbes sur les 6 surfaces testées (c'est-à-dire les barres de protection des lits à 91 %,les barres d'appui à 82 %, les chariots à 83 %, les accoudoirs de chaises à 92 %, les stylets tactiles à 49 % et les chariots de stérilisation à 88 %).

Le nombre moyen de microbes relevés dans les chambres composées de surfaces cuivrées est, de façon signicative, moins élevé que dans les chambres classiques. Le Staphylococci est le micro-organisme le plus prédominant lors de ces relevés et le cuivre a prouvé son efficacité dans la réduction de ce dernier.
Des études poussées concernant l'implication clinique de la capacité intrinsèque du cuivre à réduire les fardeaux microbiens dans les hôpitaux sont prévues.

Allemagne


A la clinique Asklepios, Wandsbek, à Hambourg en Allemagne, les poignées de porte en aluminium, les interrupteurs en plastique du service de gériatrie et les salles de bains voisines ont été remplacés avec des alliages de cuivre équivalents. Les patients de cet essai clinique ont des profils similaires que ceux habituels. Les résultats à cette date montrent une réduction significative de contamination sur les composants de cuivre. [2].

Finlande

Un essai mené dans une maison de retraite, en collaboration avec le département de Santé Publique de l'Université d'Helsinki, a permis de comparer la contamination des cuivres et celles des objets standards présents dans les chambres de patients, les salles de bains et les zones communes. Les composants cuivrés insérés sont des chariots de soins, des poignées de porte, des rembardes d'appui, des robinets de douche et des boutons poussoirs. Les premiers résultats ont montré un taux plus fort de contamination sur les objets
non cuivrés et la présence de bactéries urinaires et fécales, (Staphylococcus aureus, E. coli et Candida albicans) uniquement sur l'acier non teinté, le plastique et les composants à base de chrome. Sur les surfaces de cuivre et d'alliages de cuivre, seulement des bactéries à Gram Positif bacilli et cocci ont été relevés, ainsi que des micro-organismes normaux (environnementaux et de la peau).

Etats-Unis

Aux Etats-Unis, des essais sont en voie dans 3 unités de soins intensifs au Centre de Cancer du Mémorial Sloan-Kettering (MSKCC) de New York City, à l'université de Médecine de Caroline du Sud (MUSC), et au centre médical de Ralph H.Johnson VA (RHJVA) de Charleston en Caroline du Sud. Ces essais sont fondés par le ministère de défense des Etats-Unis sous la direction du centre de recherche de Télémédecine et de technologies avancées (TATRC). Ces essais examinent les rassemblements de bactéries environnementales, les taux d'infection et les impacts de transmission de contamination dans les chambres de soins intensifs équipées de surface de contact en cuivre afin de pouvoir comparer avec les chambres standards.

Des données sont aussi relevées afin d'enquêter sur le potentiel du cuivre antimicrobien à réduire la transmission de bactéries engendrant des maladies et d'identifier un potentiel de réduction pour les infections nosocomiales.

Les premiers résultats publiés ont montré que la surface de contamination a été plus large que sur celle proche des patientst [3].  Les seconds résultats ont montré une réduction de 90 % de contamination sur les surfaces de cuivre
comparées aux surfaces classiques. Aucune trace de MRSA ou de VRE n'a été trouvée sur les échantillons de surface de cuivre [4].

Une étude similaire est en voie à l'Hôpital Calama au Chili et les premiers résultats confirment ceux du Royaume-Uni et des Etats-Unis sur la réduction de 90 % des contaminations. [5].

Une étude portée sur un patient externe a montré que non seulement la réduction de contamination s'avérait juste mais qu'un effet de réaction en chaîne fut observée - cela réduit aussi la contamination des autres surfaces de cuivre. Ainsi, les surfaces de cuivre peuvent aussi réduire le risque d'exposition aux microbes présents dans l'environnement de 17 %. [6].

Autres

D'autres essais sont prévus en Afrique du Sud [7], Grèce et Japon.

 

 

[1] Role of Copper in Reducing Hospital Environment Contamination

A L Casey, D Adams, T J Karpanen, P A Lambert, B D Cookson, P Nightingale, L Miruszenko, R Shillam, P Christian and T S J Elliott, J Hosp Infect (2009), doi:10.1016/j.jhin.2009.08.018.

[2] Survival of Bacteria on Metallic Copper Surfaces in a Hospital Trial

André Mikolay, Susanne Huggett, Ladji Tikana, Gregor Grass, Jörg Braun and Dietrich H Nies. Applied Microbial and Cell Physiology, DOI 10.1007/s00253-010-2640-1. May 2010

[3] Microbial Burden of Objects in ICU Rooms

C D Salgado, K A Sepkowitz, T Plaskett, J F John, J R Cantey, H H Attaway, L L Steed, H T Michels, M G Schmidt. October 2008.

[4] A Pilot Study to Determine the Effectiveness of Copper in Reducing the Microbial Burden (MB) of Objects in Rooms of Intensive Care Unit (ICU) Patients

C D Salgado, A Morgan, K A Sepkowitz et al. Poster 183, 5th Decennial International Conference on Healthcare-Associated Infections, Atlanta, March 29, 2010

[5] Effectiveness of Copper Contact Surfaces in Reducing the Microbial Burden (MB) in the Intensive Care Unit (ICU) of Hospital del Cobre, Calama, Chile

V Prado, C Durán, M Crestto, A Gutierrez, P Sapiain, G Flores, H Fabres, C Tardito, M Schmidt. Poster 56.044, presented at the 14th International Conference on Infectious Diseases, Miami, March 11, 2010.

[6] Copper Surfaces Reduce Microbial Burden in Out-Patient Infectious Disease Practice

B E Hirsch, H Attaway, R Nadan, S Fairey, J Hardy, G Miller, S Rai, D Armellino, M Schilling, W Moran, P Sharpe, A Estelle, J H Michel, H T Michels, M G Schmidt -  presented in a poster session at the Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC) in Boston, MA, September 13, 2010.

[7] Antimicrobial Efficacy of Copper Touch Surfaces in Reducing Environmental bioburden in a South African Community Healthcare Facility

Marais F et al, J Hosp Infect (2009), doi:10.1016/j.jhin.2009.07.010.

 

 

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